questions de sexo libertineOui, c’est vrai, la question peut paraître surprenante. Et pourtant, il m’est arrivé de me demander s’il fallait avoir une grosse bite pour être libertin, tant il est vrai que j’ai rarement vu de très petits sexes dans le milieu échangiste.

par Selena Krystelillustration : Joe Libertine

Cette question m’est venue alors que nous étions en vacances coquines, dans un camping naturiste et libertin non loin du Cap d’Agde. Coquins comme nous sommes, nous avons laissé un couple nous rejoindre sous la douche pour quelques caresses impromptues, dès le matin. Monsieur avait une verge longue et épaisse. J’ai regardé mon homme, qui n’est pas mal pourvu lui non plus, loin de là.

taille du pénis et libertinage

>>> complexe de nombreux hommes, la taille du pénis est-elle si importante pour les libertines ?

Je me suis ensuite demandée si, peut-être, les mecs moins bien gâtés par la nature, voire même ceux handicapés par la taille de leur sexe, osaient peut-être moins fréquenter le monde libertin. Les complexes de ces messieurs sur la taille de leur engin sont-ils un frein au libertinage ?

Mieux vaut une petite travailleuse…

« Alors, qu’est-ce ça fait de se retrouver dans une partouze, et d’avoir la plus petite ? ». Non, je me voyais pas mener mon enquête sur le sujet de cette façon là. Alors, je me suis d’abord concentrée sur les libertines et sur leur point de vue sur la question virile. Réponse unanime, ou presque. En substance : « mieux avoir une petite travailleuse qu’une grosse fainéante ».

Pas loin de partager moi-même cet avis, je suis tout de même tombée sur deux libertines (peut-être moins hypocrites que les autres ?) qui m’ont avoué que, oui, la taille comptait quand même un peu. Pour Gwendoline, c’est une question d’esthétique, et de fantasmes : « c’est le problème de l’amant d’un soir. Il faut qu’il vous fasse fantasmer. Moi, perso, j’avoue que je fantasme plus sur un gros zob long et épais que sur une petite nouille. Je ne m’arrête pas à ça, mais ça compte quand même un peu ».

Pour Sylvie, c’est encore plus clair : « faut arrêter avec ça ! Une petite bite, c’est une bite qui ne va pas assez loin, qui ne procure pas autant de sensations qu’une grosse. Bien sûr qu’il y a de très bons amants qui ont une queue de taille moyenne, mais je mets au défi une nana de me dire qu’elle est très heureuse de tomber sur un micro-pénis ! ».

Je le répète : l’immense majorité des libertines avec qui j’en ai parlé m’a dit n’attacher aucune importance à la taille du pénis de leurs partenaires libertins. Mais est-ce vraiment sincère de leur part ? Me voilà bien avancée…

Des bites et des complexes

Plus moyen de reculer, il faut que j’interroge des hommes libertins avec une grosse bite et des hommes libertins moins bien gâtés par la nature. Pour les uns, j’ai le mien sous la main : « je ne sais pas si j’aurais osé aller en sauna échangiste, par exemple, si j’avais eu une toute petite bite. Encore, dans l’action, ça ne doit pas gêner, mais quand il s’agit de se balader nu, au repos, je ne sais pas. » Et il renchérit : « tes copines te disent ce qu’elles veulent, mais elles reluquent plus souvent ma queue que mon visage, si tu veux mon avis, que ce soit sur la plage du Cap ou en sauna ».

De l’autre côté, je me suis souvenue d’Antoine, un amant génial, qui a un sexe disons, dans la moyenne, voire même un petit peu en dessous : « je ne me suis jamais posé la question de la taille de mon pénis, surtout pas avant de débuter dans l’échangisme avec ma femme. Mais je crois que, oui, de nombreux hommes ne se lancent pas par peur de ne pas être à la hauteur, sexuellement. Que ce soit parce qu’ils pensent ne pas avoir une assez grosse bite, ou pour d’autres raisons ».

Lors de notre dernière sortie échangiste, alors qu’une orgie à cinq couples s’était improvisée sur un grand lit, je me suis intéressée particulièrement à la taille en érection de ces messieurs. D’abord, je me suis aperçue que c’était la première fois que j’y prêtais autant d’attention, ce qui est au moins un indice sur mon propre état d’esprit. Et puis, ensuite, j’ai constaté que si les libertins étaient en moyenne mieux membrés que les hommes que j’ai connu précédemment, certains (deux en l’occurrence) faisaient peu de cas d’une relativement petite bite.

Et surtout que ni leurs compagnes respectives, ni leurs partenaires de jeux du moment, ne semblaient se poser cette question. D’où ma conclusion : oui, messieurs, on peut comprendre vos complexes vis-à-vis de la taille de votre zizi. Mais si vous vous refusez le libertinage à cause de vos complexes, vous passez vraiment à côté de quelque chose.