questions de sexo libertineIl y a les couples qui pratiquent le triolisme. Il y a ceux qui pratiquent le candaulisme. Et ce ne sont pas toujours les mêmes… Petit rappel pour tout ceux qui confondent ces deux pratiques très différentes, mais pas forcément opposées.

mise au point par Selena Krystelillustrations : Indécentes Libertines

Rachel et Damien ont respectivement 34 et 37 ans. Libertins, ils pratiquent régulièrement l’échangisme. Mais, de temps en temps, ils s’adonnent aussi à une pratique de couple mal comprise et souvent décriée : le candaulisme. En d’autres termes, Rachel et Damien trouve un amant pour madame sur internet, celui-ci vient chez eux, et fait l’amour à Rachel pendant que Damien les reluque en pleine partie de baise.

« La première fois que nous avons voulu inviter un homme seul, nous avions en tête le triolisme. Puis, au fur et à mesure, je me suis aperçu que j’aimais mieux ne pas participer. Ça m’excitait davantage. Petit à petit nous sommes passés de la pratique du triolisme à celle du candaulisme, sans compter nos plans échangistes ».

Candaulisme et triolisme sont sur un bateau

Et oui : les couples libertins qui pratiquent l’un et/ou l’autre font une distinction entre candaulisme, d’une part, et triolisme, d’autre part. Etre triolistes, ça signifie inviter une tierce personne, le plus souvent un homme, dans une relation de couple, pour une partie à trois. Etre candauliste, c’est autre chose : monsieur ne participe pas directement. Il regarde sa femme se faire plaisir avec un autre homme, parfois même plusieurs.

dans la relation candauliste, l'homme est voyeur

dans la relation candauliste, l’homme est voyeur

Mais attention ! Cela ne veut pas dire qu’un couple ne peut pas être à la fois – ou plutôt successivement – trioliste et candauliste. Il se peut même que vous soyez invité chez un couple libertin sans savoir à l’avance si les réjouissances seront cando (le petit nom de la chose) ou trio. Parfois, le couple lui-même ne le sait pas.

Isabelle et Hervé : « tout dépend de l’ambiance, des circonstances. Nous invitons un homme. Il commence à me toucher. parfois, Hervé a envie de se joindre à nous. D’autres fois, il va préférer rester là en observateur. Rien n’est décidé à l’avance.

Deux pratiques, deux fantasmes

C’est bien cela qu’il faut comprendre avant de rencontrer un couple cando ou un couple trio. L’une et l’autre des deux pratiques libertines correspondent à des états d’esprit différents, à des envies différentes, à des fantasmes différents. Sans revenir en détails sur ce que cherchent les couples candaulistes, il faut insister sur le côté cérébral de la chose. L’homme candauliste est avant tout voyeur. Dans le triolisme, il est beaucoup plus actif.

dans la relation trioliste, l'homme est physiquement actif

dans la relation trioliste, l’homme est physiquement actif

Du coup, il n’est pas rare de rencontrer des couples qui ne pratiquent que le candaulisme, et pas du tout le triolisme… et inversement ! On ne saura jamais assez le dire aux hommes célibataires : c’est à vous de comprendre les attentes d’un couple qui vous invite dans ses jeux érotiques. Et, en la matière, candaulisme et triolisme sont très différents.

Pluralité masculine

Ne serait-ce que sur un point très simple. la femme trioliste est, par définition, amatrice pluralité masculine (ne serait-ce que réduite à deux partenaires). Ce qui n’est pas forcément le cas de la femme candauliste. Et oui, si son homme regarde, mais ne participe pas, elle n’a, physiquement, à faire qu’à un seul amant.

Mais comme les choses ne sont jamais simples dans le libertinage – ni dans les rapports humains, quels qu’ils soient – certaines femmes candos sont aussi des adeptes du sexe en groupe. Nombreuses sont celles, même qui pratiquent le gangbang. A tel point qu’on pourrait presque dire que le gangbang est, en soit, le summum du candaulisme.

Quoi qu’il en soit, il faut bien comprendre que triolisme et candaulisme sont deux pratiques bien distinctes du libertinage. Avec ce point commun : c’est toujours le couple qui fixe les règles. A vous, messieurs, de les accepter, ou de décliner tout simplement l’invitation.